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Les mobilisations de la semaine

Pour cette dernière semaine avant les vacances, les étudiants et les professeurs du lycée ont décidé de pousser l’engagement un cran plus loin. Très loin. Trop loin, diront certains.
Ils ont tout simplement dormi sur le parvis du lycée.

Oui, dormi.
Avec des sacs de couchage, des couvertures, des thermos de café tiède et cette fameuse certitude qu’à 3 h du matin, le bitume est toujours plus froid qu’on ne l’imaginait.

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L’objectif ? Manifester leurs émotions.

Parce qu’il y a des moments où une banderole ne suffit plus. Quand les mots manquent, il reste l’option « nuit blanche collective devant l’établissement ». Une méthode pédagogique encore peu enseignée à l’INSPE, mais visiblement très efficace.

Étudiants et enseignants, habituellement séparés par un bureau, un tableau et quelques évaluations surprises, se sont retrouvés unis par le même sol dur et la même rosée matinale. Une expérience de cohésion rare, presque poétique… si l’on oublie les lombaires.


Surprise : les médias ont répondu présent

Contre toute attente — ou peut-être attirés par le concept inédit de “camping éducatif revendicatif” — les médias se sont déplacés.
Caméras, micros, journalistes emmitouflés, tout le monde était là pour couvrir l’intervention des élèves.

Les témoignages se sont enchaînés, entre deux bâillements :

  • « On voulait être entendus. »
  • « On aurait préféré un lit, mais on s’adapte. »
  • « Non, ce n’est pas une colonie de vacances, merci. »

Les élèves ont pris la parole avec sérieux, détermination… et parfois une couverture polaire sur les épaules. Preuve que même en pyjama, un message peut passer.

video tiktok

Une mobilisation qui ne manque pas de sommeil… ni de sens

Cette nuit passée sur le parvis n’était ni un coup de com’, ni un défi TikTok.
C’était une façon forte, visible et humaine d’exprimer une émotion collective. Une mobilisation qui dit : on est là, on tient debout… même couchés.

Et s’il fallait retenir une chose de cet épisode, c’est peut-être celle-ci :
quand élèves et profs décident de dormir devant leur lycée, ce n’est pas par confort.
C’est parce qu’ils estiment que la situation mérite qu’on y laisse quelques heures de sommeil.

Les vacances arrivent.
Les cernes resteront peut-être un peu.
Mais le message, lui, a clairement été entendu.

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